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Nigeria : Une enquête de l’Agence Reuters accuse l’armée d’avoir mené un projet clandestin d’avortements forcés sur des femmes rescapées de jihadistes…

Nigeria : Une enquête de l’Agence Reuters accuse l’armée d’avoir mené un projet clandestin d’avortements forcés sur des femmes rescapées de jihadistes…

Selon une enquête de l’agence de presse britannique Reuters, publiée ce mercredi 07 décembre 2022, l’armée du Nigeria aurait mis en place un programme clandestin d’avortements forcés dans le nord-est du pays. Pratiqué sur des femmes enceintes rescapées de djihadistes, ce projet, dont l’existence daterait de 2013, a été toutefois démenti par les autorités… 

C’est une longue enquête de l’Agence de presse britannique Reuters, publiée ce mercredi 07 décembre 2022, qui a mis le feu aux poudres : L’armée nigériane aurait, depuis près de 10 ans, mis en place un programme secret d’avortements forcés sur des femmes rescapées de djihadistes dans le Nord-est du pays.

Des accusations portées suite au témoignage de 33 jeunes victimes, qui ont expliqué à l’Agence qu’au moins 10 000 anciennes otages de Boko Haram auraient subi des avortements forcés après avoir été secourues par les militaires nigérians…

Non aux “enfants Boko Haram”

Selon l’Agence fondée en 1851, certains soldats interrogés ont indiqué que ce programme d’avortement était nécessaire pour “assainir la société”, car une idée largement répandue au pays le plus peuplé d’Afrique stipule que les enfants des insurgés sont prédestinés, par le sang qui coule dans leurs veines, à prendre un jour les armes contre le gouvernement et la société…

Par ailleurs, d’autres témoins cités dans l’enquête estiment que ces mesures étaient nécessaires pour “sauver ces femmes de la stigmatisation et d’autres problèmes qu’elles pourraient avoir dans le futur, après avoir donné naissance à  un enfant de Boko Haram”…

L’Armée dément…

Seulement, l’armée nigériane, jointe par l’Agence Reuters, a fortement démenti toutes ces allégations, traitant cette enquête de “fiction en insulte aux nigérians et à leur culture”.

“Ces histoires imaginaires constituent un tombereau d’injures pour les peuples et la culture du Nigeria. Le personnel militaire nigérian a été élevé, éduqué et entraîné pour protéger les vies, même à ses propres risques, en particulier lorsqu’il s’agit de la vie d’enfants, de femmes et de personnes âgées.”, a déclaré le général Jimmy Akpor

Quoi qu’il en soit, l’avortement est illégal au Nigeria , à l’exception des cas où la vie de la mère est en danger. Ainsi, dans le nord du pays, toute personne reconnue coupable d’avoir participé à un avortement, y compris la femme enceinte, peut être poursuivie pour meurtre et se voir infliger jusqu’à 14 années de prison.

En rappel, le conflit entre le gouvernement nigérian et le mouvement islamiste Boko Haram, né il y a une vingtaine d’années dans le Nord-Est du Nigéria, a fait au moins 300 000 morts et des millions de déplacés, selon les Nations unies et des groupes de défense des droits humains…

La rédaction

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WIHIA NEWS

Guy-Romain Sandy is a Journalist and blogger. He has been a press editor for WIHIA NEWS, a subsidiary of MEMA GROUP (WIHIA News, CAD Agency, CAD Aid&CAD Publishing) since 2020 Website: www.wihianews.com www.mema-group.com Email: gsandy@wihianews.com contact@wihianews.com

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