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Sénégal : Il y a 20 ans, le navire “le joola” chavirait avec près de 2000 personnes…

Sénégal : Il y a 20 ans, le navire “le joola” chavirait avec près de 2000 personnes…

Le 26 septembre 2002, le navire sénégalais le joola chavirait au large des côtes gambiennes, faisant près de 2 000 victimes. Vingt ans après, le souvenir de cet effroyable naufrage reste traumatisant pour le Sénégal, dont le ferry assurait la liaison entre Ziguinchor au Sud, à la capitale Dakar…

Certains l’ont surnommé le “Titanic africain”, tant son ampleur a bouleversé le monde, faisant d’elle l’une des plus graves catastrophes de l’histoire de la marine civile.

En effet, le naufrage du navire sénégalais le joola, survenu le 26 septembre 2002 au large des côtes gambiennes, reste à ce jour l’un des plus meurtriers de l’histoire. Car ce jeudi funeste, 1 863 personnes trouvèrent la mort suite au chavirement de ce bateau de 76,5 mètres de longueur et 12,5 mètres de largeur.

Il avait pourtant été conçu pour transporter 580 personnes (536 passagers et 44 membres d’équipage). …

Surcharge fatale

C’est donc un bateau surchargé de près du triple de sa capacité qui a quitté Ziguinchor ce jour-là, pour rejoindre la capitale Dakar.

Une négligence qui s’avèrera fatale pour le navire et traumatisante pour une ville, Ziguinchor, qui vit ainsi périr 971 de ses fils. 

“De nombreux élèves ont péri, mais aussi 444 nouveaux bacheliers et étudiants qui rejoignaient Dakar pour la rentrée universitaire. Et Ziguinchor est particulièrement frappée : 971 personnes rien que pour la ville” précise Boubacar Ba, président de l’association nationale des familles de victimes et rescapés du naufrage.

Seuls 65 personnes survivront à ce drame qui a affligée la Casamance, région enclavée du Sud du Sénégal.

“C’était vraiment la catastrophe. Les gens se croisaient. Dans cette maison il y a un décès, dans l’autre il y a un décès, en face il y a un décès. Dans tout Ziguinchor, c’était comme ça”, se remémore Khadidiatou Diop, 65 ans, qui y a perdu 03 membres de sa famille, dont sa mère.

Renflouer le bateau…

Si les familles des victimes ont été indemnisés – 15 milliards de Francs Cfa versés à 1327 familles – l’enquête ouverte avait conclu à la responsabilité unique du commandant du bateau, Issa Diarra, disparu pendant le naufrage.

Et pourtant, selon Alain Verschatse, président de l’Association des familles des victimes du Joola en France, la chaine de responsabilité était plus large, entre incompétence, corruption, existence d’une billetterie clandestine parallèle, vétusté du navire et lenteur des secours… 

Quoi qu’il en soit, la justice sénégalaise a classé l’affaire sans suite en 2003. Et en ce 20è anniversaire du naufrage, l’heure est plutôt à la commémoration quoique certaines doléances demeurent, notamment la question du renflouement du bateau, qui git à une vingtaine de mètres de profondeur avec de nombreux corps toujours coincés dans sa coque. 

“J’ai le cœur léger. Je rends grâce d’être là à parler. Mais cela ne veut pas dire que j’oublie les gens qui y sont restés. Cela doit être une leçon. C’est pourquoi je veux que le bateau soit renfloué, pour que les gens puissent aller faire leurs commémorations. Ce bateau, si on le renfloue, ça pourra servir de cimetière”, plaide notamment Léandre Coly, 57 ans, rescapés du Joola

Guy Sandy

 

About The Author

WIHIA NEWS

Guy-Romain Sandy is a Journalist and blogger. He has been a press editor for WIHIA NEWS, a subsidiary of MEMA GROUP (WIHIA News, CAD Agency, CAD Aid&CAD Publishing) since 2020 Website: www.wihianews.com www.mema-group.com Email: gsandy@wihianews.com contact@wihianews.com

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