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Afrique du Sud : Malgré les critiques, la danse des roseaux reste un maillon essentiel de la culture Zoulou…

Afrique du Sud : Malgré les critiques, la danse des roseaux reste un maillon essentiel de la culture Zoulou…

En Afrique du Sud, plusieurs milliers de jeunes femmes vierges participent chaque année à une grande cérémonie traditionnelle dénommée la danse des roseaux. Un rite culturel censé encourager ces dernières à rester chastes jusqu’au mariage, mais qui est de plus en plus critiqué par les associations de défense des droits des femmes… 

Elle a été entachée cette année par le meurtre de Dumisani Blasius Khumalo, Conseiller du roi des Zoulous, MisuZulu kwaZwelithini. Les opposants au nouveau Roi avaient en effet promis un “bain de sang” si cette cérémonie se tenait.

Mais l’avertissement a été ignoré par ce dernier, qui a tenu à maintenir, contre vents et marées, cette tradition vieille de plusieurs siècles : La danse des roseaux…

Un rite ancestral “modernisé”…

En effet, si le Roi MisuZulu kwaZwelithini a tenu à honorer sa première cérémonie des roseaux, c’est qu’il s’agit d’un moment rare dans la vie de tout Zoulou, principalement des jeunes femmes. 

Ce samedi 17 septembre 2022, l’on a aperçu ce qui fait le charme de ce rite culturel. Des milliers de jeunes femmes, tiges de roseaux à la main, seins nus, jupes courtes et perles multicolores autour du cou, ont chanté et dansé devant le Chef traditionnel de la plus grande ethnie d’Afrique du Sud.

La particularité de toutes ces jeunes demoiselles, leur virginité, d’ailleurs testée avant d’être choisie pour participer au rituel. Une fierté pour celles qui la passent, une “honte” pour les autres.

Afrique du Sud : Malgré les critiques, la danse des roseaux reste un maillon essentiel de la culture Zoulou...

Quelques participantes à la danse des roseaux ce samedi 17 septembre 20222 à Nongoma.
Crédit : afp.com

 

 

 

A l’époque, c’est ici que le Roi choisissait son épouse. Mais de nos jours, il en profite plutôt pour les encourager à rester vierge jusqu’au mariage, et éviter la propagation du sida, fléau qui touche plus de 06 millions de personnes dans le pays, soit 12% de la population sud-africaine.

Par ailleurs, ce test donnerait également droit à une bourse d’études, notamment dans des zones comme Uthukela, à environ 200Km de Durban.

“La principale raison pour laquelle la bourse d’études a été créée est que dans notre district, nous avons un taux élevé de grossesses précoces chez les adolescentes, et de nombreux jeunes ont le sida”, explique la maire du du district d’Uthukela, Dudu Mazibuko.

Entre éthique et coutume…

Quoi de plus noble donc, que cette intention fort louable savamment intégrée dans une coutume ancestrale, pourrait-on être tenter de se demander.

Et pourtant, plusieurs associations de défenses des droits des femmes se sont levées ces dernières années pour la dénoncer. Notamment le procédé du test de virginité, qu’elles considèrent comme humiliantes et dangereuses.

“Cette pratique médicalement inutile et souvent douloureuse, est humiliante et traumatisante”, ont à ce sujet déclaré Le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies (ONUDH) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

De plus, la pratique est jugée “sexiste” par ces ONG, car insuffler aux jeunes femmes que leur bonne conduite a des conséquences sur la propagation du VIH SIDA serait décharger les hommes de toutes responsabilité. 

 “Nous n’avons besoin de l’avis de personne”…

Quoi qu’il en soit, la danse des roseaux semblent avoir encore de beaux jours devant elle, si l’on s’en tient à l’effervescence constatée cette année dans la ville de Nongoma, fief zoulou dans la province du KwaZulu-Natal.

Afrique du Sud : Malgré les critiques, la danse des roseaux reste un maillon essentiel de la culture Zoulou...

Des jeunes filles Zoulou présentant des roseaux au Roi ce 17 septembre 2022… Crédit : afp.com

 

“C’est la première fois que je vois un si grand nombre de jeunes filles et de guerriers assister à une danse des roseaux depuis que je suis né”, a d’ailleurs reconnu le Roi MisuZulu kwaZwelithini, devant un une foule en liesse. 

“Il y a parmi ces jeunes filles des enseignantes, des ingénieures. Elles conduisent des voitures, sont avocates. C’est loin de ce que pensent ceux qui affirment que notre culture est dépassée. Ceux qui disent que nos traditions sont dépassées ont le droit d’avoir leur opinion, mais  ça fait partie de notre culture, nous n’avons besoin de l’avis de personne”, a conclu à l’AFP le Dr Nomagugu Ngobese, traditionnaliste chargée de mener des tests…

Guy Sandy

 

About The Author

WIHIA NEWS

Guy-Romain Sandy is a Journalist and blogger. He has been a press editor for WIHIA NEWS, a subsidiary of MEMA GROUP (WIHIA News, CAD Agency, CAD Aid&CAD Publishing) since 2020 Website: www.wihianews.com www.mema-group.com Email: gsandy@wihianews.com contact@wihianews.com

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