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Burkina Faso : Un deuil national de trois jours décrété après l’attaque de Seytenga.

Burkina Faso : Un deuil national de trois jours décrété après l’attaque de Seytenga.

Un deuil national de trois jours a été décrété au Burkina Faso, suite à l’attaque du village Seytenga qui a fait 79 victimes, selon un bilan provisoire.  Durant cette période, les drapeaux seront mis en berne sur tous les édifices publics et dans les représentations du Burkina Faso à l’étranger…

Le Burkina Faso pleure ses enfants, emportés par la folie meurtrière d’une vague d’illuminés qui ont frappés le village Seytenga (Nord) le 09 juin dernier.

En effet, suite à cette attaque qui a fait 79 morts, le gouvernement de transition dirigé par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a décrété, lundi soir, un deuil national de 72 heures allant du mardi 14 juin 2022 à 00 heure jusqu’au jeudi 16 juin 2022 à 23h59.

“Durant cette période, les drapeaux sont mis en berne sur tous les édifices publics et dans les représentations du Burkina Faso à l’étranger. Les réjouissances populaires, les manifestations à caractère récréatif sont interdites”, a précisé le Décret. 

Cependant, ce deuil entamé depuis hier est diversement apprécié par les populations, agacés.

“Il va falloir qu’on le fasse pour les gens qui ont perdu leurs parents, leurs frères, etc. Mais maintenant, il vaut mieux régler le problème plutôt que de passer notre temps à faire des deuils nationaux. Il va falloir faire des politiques pour remédier à ces fléaux, sinon on risque de perdre même Ouagadougou un jour”, a déclaré Ousmane, commerçant à Ouagadougou. 

L’attaque la plus meurtrière depuis un an

La douleur est d’autant plus grande que l’attaque de Seytenga est la deuxième la plus meurtrière enregistrée au Burkina Faso, après celle de juin 2021 contre le village de Solhan, où 132 personnes avaient été tuées.

Ici, les djihadistes ont d’abord massacrés 11 gendarmes deux jours plus tôt, avant de revenir s’en prendre aux populations civiles. 

“Les terroristes sont venus dans la ville le samedi, jour de marché. Ils ont commencé à tirer dès qu’ils sont entrés. Ils ont commencé par la rue la plus fréquentée, où sont concentrés les commerces et les grins [lieux de rassemblement de jeunes autour d’un thé]. Ils tiraient sur tout le monde, sauf sur les femmes. Ces exécutions méthodiques se sont poursuivis jusqu’à l’aube”, a témoigné un survivant. 

Selon le porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo, le bilan de cette attaque macabre pourrait encore s’alourdir, car les recherches sont ralenties par la probabilité de bombes artisanales placées “par les terroristes pour miner le site”…

Guy Sandy

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WIHIA NEWS

Guy-Romain Sandy is a Journalist and blogger. He has been a press editor for WIHIA NEWS, a subsidiary of MEMA GROUP (WIHIA News, CAD Agency, CAD Aid&CAD Publishing) since 2020 Website: www.wihianews.com www.mema-group.com Email: gsandy@wihianews.com contact@wihianews.com

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