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Maroc : Pour avoir critiqué le Roi Mohammed VI, il écope de 04 ans de prison ferme.

Maroc : Pour avoir critiqué le Roi Mohammed VI, il écope de 04 ans de prison ferme.

Le journaliste Rabie Al Ablaq a été condamné à 04 ans de prison ferme ce lundi 25 avril 2022 au Maroc. Il est reproché au militant activiste d’avoir “offensé” le Roi roi Mohammed VI sur les réseaux sociaux…

Offenser le Roi du Maroc est un crime passible de peine privative de liberté. Et çà, le journaliste Rabie Al Ablaq vient d’en faire l’amère expérience.

En effet, le militant activiste a été condamné à 04 ans de prison ce lundi 25 avril 2022, pour avoir critiqué le Roi Mohammed VI.

“Le tribunal de première instance d’Al Hoceima a condamné Rabie Al Ablaq à quatre ans de prison ferme pour offense envers la personne du roi par voie électronique”, a déclaré à l’AFP son avocat, Abdelmajid Azaryah.

02 vidéos critiquant la corruption

L’accusé, âgé de 35 ans, devra également s’acquitter d’une amende de 20 000 dirhams (1 900 euros).

Jugé le 11 avril dernier, il était notamment poursuivi pour avoir publié “des vidéos critiquant les disparités sociales et la corruption”, selon son avocat.

“J’ai été choqué par ce verdict car il n’a fait qu’exprimer son opinion. J’estime qu’il n’a pas porté atteinte à l’institution (royale)“, a-t-il ajouté.

Selon l’ONG Human Rights Watch (HRW), “l’inculpation de Rabie Al Ablaq découle de deux vidéos, publiées sur Facebook et YouTube, dans lesquelles il s’adressait au roi sur un ton familier et soulignait le contraste entre sa richesse personnelle et la pauvreté largement répandue au Maroc.”

“Parle et tu saigneras du nez”

Tout en soulignant que “pénaliser la critique pacifique des tenants du pouvoir constitue une violation manifeste du droit à la liberté d’expression”, l’organisation de défense des droits humains a déclaré qu’aucun “droit n’est plus fondamental que celui de critiquer toute personne qui détient le pouvoir, fût-ce un roi”.

Par ailleurs, HRW s’est insurgé contre le harcèlement récurrent des activistes et commentateurs au Maroc. Elle a de ce fait rappelé le dernier cas en date, concernant la commentatrice Saïda Alami.

Celle-ci a arrêtée et inculpée le 23 mars 2022 pour “offense à fonctionnaires publics”, pour avoir simplement critiqué un haut responsable de la police sur Facebook et condamné la répression de journalistes et d’activistes.

Son procès est toujours en cours…

“Au Maroc, la presse indépendante dynamique des années 2000 n’est plus qu’un lointain souvenir. De nos jours, les autorités semblent plutôt appliquer l’expression populaire marocaine “Parle, et tu saigneras du nez”“, a conclu le directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de HRW, Éric Goldstein.

Guy Sandy

 

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WIHIA NEWS

Guy-Romain Sandy is a Journalist and blogger. He has been a press editor for WIHIA NEWS, a subsidiary of MEMA GROUP (WIHIA News, CAD Agency, CAD Aid&CAD Publishing) since 2020 Website: www.wihianews.com www.mema-group.com Email: gsandy@wihianews.com contact@wihianews.com

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