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AFRIQUE DU SUD : “OUVREZ LES LIVRES, ET FERMEZ LES JAMBES”.

AFRIQUE DU SUD : “OUVREZ LES LIVRES, ET FERMEZ LES JAMBES”.

Telle est la déclaration fortement controversée de Phophi Ramathuba, politicienne sud africaine, en visite dans une école secondaire de Limpopo, en Afrique du Sud.

Mais pourquoi les paroles de Phophi Ramathuba, membre du conseil exécutif (MEC) de la santé de la province du Limpopo, en Afrique du Sud, ont-elles fait autant jaser.

En effet, en visite à l’école secondaire Gwenane, dans la commune de Sekgakgapeng, pour le lancement de la rentrée scolaire, celle qui fait office de ministre de la santé de cette province a déclaré : “Aux petites filles, je dis : ouvrez vos livres, et fermez vos jambes. N’ouvrez pas vos jambes, ouvrez vos livres. Merci beaucoup”, a -t-elle  conseillé à l’endroits des écolières.

Une déclaration contenue dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. 

AFRIQUE DU SUD : "OUVREZ LES LIVRES, ET FERMEZ LES JAMBES".

Phophi Ramathuba dans ladite école

Encourager l’abstinence…

Cependant, si les paroles de la MEC de Limpopo visaient, selon elle, à prévenir les grossesses des adolescentes, elles n’ont pas été perçues autant par beaucoup de ses compatriotes. Notamment la politicienne Siviwe Gwarube, qui a qualifié ces propos de “profondément problématiques”. 

C’était l’occasion d’avoir une conversation significative avec ces apprenants sur le consentement… Au lieu de cela, vous blâmez la victime. Mettre une pression indue sur les filles.”, a-t-elle déclaré dans un message publié sur Twitter.

“Es-tu sérieuse ? Est-ce de l’éducation sexuelle par notre gouvernement ? Blâmer la victime et pousser le récit ? C’est dégoûtant”, a déclaré Women for Change, une ONG locale spécialisée dans la lutte contre les violences sexistes.

En réponse à ces diverses réactions, surtout celles sur Twitter, la MEC s’est justifié.

Il n’y a pas de parent Twitter qui s’occupe des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Les enfants qui ont accouché dans nos hôpitaux, qui sont des adolescents, leurs parents ne sont pas sur Twitter”, s’est-elle offusquée. Car selon Mme Ramathuba, c’est surtout pour les ménages défavorisés qu’elle s’est ainsi exprimée.

Ou blâmer les victimes de viols

Les grossesses chez les adolescentes sont monnaie courante parmi les pauvres et la classe ouvrière. Les riches ne comprennent pas. Mes enfants et leurs enfants [les parents de Twitter] savent tout sur la reproduction parce que nous nous asseyons avec nos enfants et leur expliquons des choses comme les menstruations, la ménopause, le sexe protecteur… nous leur enseignons même ce qu’est un orgasme. Alors que les enfants dont je m’occupe… ce sont les enfants qui sont souvent orphelins, élevés par des mamies ou issus de familles dirigées par des enfants. Les enfants qui sont seuls”, a t-elle clarifié.

Mais dans un pays où près de 33 400 filles de moins de 17 ans ont accouché en 2020, cette sortie est loin de rassurer. “Transfèrer la responsabilité aux filles d’assumer le fardeau des pratiques sexuelles sans risque et de la culture du viol. C’est de la foutaise”, a conclu l’opposante politique Siviwe

Guy Sandy 

 

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WIHIA NEWS

Guy-Romain Sandy is a Journalist and blogger. He has been a press editor for WIHIA NEWS, a subsidiary of MEMA GROUP (WIHIA News, CAD Agency, CAD Aid&CAD Publishing) since 2020 Website: www.wihianews.com www.mema-group.com Email: gsandy@wihianews.com contact@wihianews.com

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