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BENIN : L’AVORTEMENT EST DÉSORMAIS LÉGAL…

BENIN : L’AVORTEMENT EST DÉSORMAIS LÉGAL…

BENIN : L’AVORTEMENT EST DÉSORMAIS LÉGAL…

Au Benin, les députés ont apporté des amendements à la Loi sur l’avortement cette nuit, l’autorisant désormais jusqu’à 12 semaines, et dans des circonstances plus élargies. 

Ce n’est qu’une modification d’une Loi déjà existante. Mais jamais elle n’aura autant déchaîné les passions au Benin, où elle a finalement été adoptée cette nuit. En effet, la loi N°2021-12 relative à la modification de la loi N° 2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction, légalisant l’avortement au Bénin, a été adoptée cette nuit par les députés.

Elle stipule notamment, en son article 17-2 : “A la demande de la femme enceinte, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) peut être autorisée lorsque la grossesse est susceptible d’aggraver ou d’occasionner une situation de détresse matérielle, éducationnelle, professionnelle ou morale incompatible avec l’intérêt de la femme et/ou de l’enfant à naître”. 

Négation du droit de l’enfant à la vie…

Ainsi donc, la femme béninoise peut désormais procéder à une IVG pour des motifs autres que sa santé. Inadmissible, immoral, estime une partie de la société civile, parmi laquelle le président de l’Assemblée nationale. Ce dernier a dénoncé lanégation du droit de l’enfant à la vie”, joignant sa voix à celle du clergé. “La légalisation de l’avortement est la culture de la mort”, a ainsi solennellement déclaré, la Conférence épiscopale du Bénin.

Et pourtant, elle a néanmoins été adoptée. Et justifiée. “Cette mesure vient soulager les peines de nombreuses femmes qui, face à la détresse d’une grossesse non désirée, se trouvent obligées de mettre leur vie en jeu par des pratiques d’interruption de grossesse dans des conditions non sécurisées”, a déclaré le ministre béninois de la Santé, Benjamin Hounkpatin.

Ou mesure de santé publique ? 

BENIN : L'AVORTEMENT EST DÉSORMAIS LÉGAL...

Benjamin HOUNKPATIN, Ministre béninois de la Santé

Il s’agit donc pour le ministre comme pour les députés ayant voté cette loi, de “sauver des vies”.  Selon les chiffres du gouvernement en effet, près de 200 femmes meurent chaque année au Bénin des suites de complications d’un avortement. De plus, l’avortement reste, selon certaines études,  la troisième cause de décès maternels au Bénin après l’hémorragie et l’éclampsie. 

Pour le législateur donc, l’avortement clandestin, auquel avait recours de nombreuses femmes, sera désormais limité. D’ailleurs, le ministre de la Santé l’a souligné. “L’acte qui est posé doit être perçu comme une mesure de santé publique dont l’unique objectif est de sauver des vies humaines”, a t-il précisé. 

Pour finir, soulignons cette autre loi qui a été votée ce même jour. Elle concerne les relations amoureuses entre un enseignant et son apprenant, désormais réprimé au Benin. De plus, le législateur a précisé qu’en aucun cas le consentement de l’apprenant ne doit être retenu. A bon entendeur…

Guy Sandy

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WIHIA NEWS

Guy-Romain Sandy is a Journalist and blogger. He has been a press editor for WIHIA NEWS, a subsidiary of MEMA GROUP (WIHIA News, CAD Agency, CAD Aid&CAD Publishing) since 2020 Website: www.wihianews.com www.mema-group.com Email: gsandy@wihianews.com contact@wihianews.com

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