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CEDEAO : SUSPENSION DU MALI, QUI ÉCHAPPE AUX SANCTIONS ÉCONOMIQUES.

CEDEAO : SUSPENSION DU MALI, QUI ÉCHAPPE AUX SANCTIONS ÉCONOMIQUES.

CEDEAO : SUSPENSION DU MALI, QUI ÉCHAPPE AUX SANCTIONS ÉCONOMIQUES.

La CEDEAO a décidé de sanctionner le Mali, en le suspendant pour l’instant de ses institutions, lors d’un sommet extraordinaire organisé au Ghana ce dimanche 30 mai 2021. 

Les premières sanctions commencent à tomber contre le Mali, après le second putsch perpétré par le Colonel Assimi Goïta. En effet, réunis à Accra ce dimanche 30 mai 2021, les pays membres de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), ont décidés de suspendre le Mali de ses institutions, jusqu’au rétablissement de la démocratie.

CEDEAO : SUSPENSION DU MALI, QUI ÉCHAPPE AUX SANCTIONS ÉCONOMIQUES.“Les chefs d’Etat ont décidé, conformément au traité de démocratie et de bonne gouvernance, de suspendre le Mali de la CEDEAO avec effet immédiat jusqu’à la date limite de fin février 2022, date à laquelle ils sont censés passer le relais à un gouvernement démocratiquement élu ”, a déclaré Shirley Ayorkor Botchway, cheffe du conseil des ministres de l’organisation, à l’issu de ce conseil extraordinaire. 

Organisé par Nana Akufo-Addo, président ghanéen et président en exercice de la CEDEAO, cette rencontre d’un jour a vu les présidents du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Liberia, du Burkina Faso, de la Sierra Leone, de la Guinée Bissau, du Togo, de la Gambie et du Niger, ainsi que les représentants de leurs homologues du Sénégal et du Bénin, accorder leurs violons pour trouver une solution à la crise de transition au Mali, notamment le coup d’état du Colonel Goïta, proclamé président du conseil de transition par la cour constitutionnelle vendredi.

La menace de la France

Si des sanctions économiques n’ont pour l’instant pas été prises contre ce dernier, il lui a été prescrit “dans les prochains jours, de désigner un Premier ministre civil pour guider le processus de transition”, a ajouté Mme Botchway. Un soulagement pour les militaires au pouvoir, qui avaient déjà essuyé des restrictions économiques suite au renversement du président Ibrahim Boubacar Keïta, en Août 2020. Cependant, la CEDEAO avait levé ces sanctions, après la nomination d’un président et d’un premier ministre civils de transition. 

Isolé désormais au sein de la CEDEAO, le Mali pourrait voir d’autres sanctions lui être infligé dans les prochaines semaines, particulièrement de la France. Ce dimanche en effet, le président Emmanuel Macron a brandi la menace d’un retrait de ses soldats de l’opération Barkhane, affirmant ne pas vouloir “rester aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ni de transition”. 

Guy Sandy

gsandy@wihianews.com

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WIHIA NEWS

Guy-Romain Sandy is a Journalist and blogger. He has been a press editor for WIHIA NEWS, a subsidiary of MEMA GROUP (WIHIA News, CAD Agency, CAD Aid&CAD Publishing) since 2020 Website: www.wihianews.com www.mema-group.com Email: gsandy@wihianews.com contact@wihianews.com

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