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CENTRAFRIQUE – PRÉSIDENTIELLES : LES REBELLES EMPÊCHENT LE SCRUTIN DANS PLUSIEURS LOCALITÉS.

CENTRAFRIQUE – PRÉSIDENTIELLES : LES REBELLES EMPÊCHENT LE SCRUTIN DANS PLUSIEURS LOCALITÉS.

CENTRAFRIQUE – PRÉSIDENTIELLES : LES REBELLES EMPÊCHENT LE SCRUTIN DANS PLUSIEURS LOCALITÉS.

Les élections présidentielles se sont déroulées dimanche 27 décembre 2020 en Centrafrique, dans un climat sécuritaire tendue.

Ce dimanche 27 décembre 2020, les citoyens centrafricains sont allés élire leur nouveau président, ainsi que leurs députés. Un double scrutin placé sous la menace des groupes rebelles. Au final, si les électeurs ont voté dans le calme à Bangui, la capitale, ce ne fut pas le cas dans le reste du pays. “Globalement le vote a eu lieu et les électeurs sont venus. Il y a eu un engouement (…) malgré des petits soucis sécuritaires dans quelques endroits”, a confirmé Théophile Momokoama, rapporteur de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), à l’AFP.

Elections présidentielles CentrafriqueEn effet, le vote à l’intérieur du pays s’est déroulé dans une certaine psychose. C’est d’ailleurs l’intervention des casques bleus de la MINUSCA qui a permis son démarrage dans certaines localités, notamment à Bozoum, Kaga Bandoro et Bambari.

Par contre, les électeurs n’ont pas pu effectuer ce devoir à Bouar, où des tirs ont été entendus toute la matinée.À Bouar, tôt ce matin à 3 heures des bandits sont sortis et ont commencé à ouvrir le feu. Naturellement, les civils ne sont pas des militaires et pris de peur, ils se sont retranchés chez eux », relate à RFI, Henri Wanzet, ministre de l’Intérieur.

Une élection pas crédible ?

Un scénario identique a été vécu dans les localités de Nana-Mambéré, Bambari, Ippy, Bria, Bocaranga, Koui, Aba et Niem-Yelewa. Dans ces zones contrôlées par les rebelles, tous les bureaux de vote sont restés fermés, en raison de l’insécurité. 

Dans un pays contrôlé aux 2/3 par des groupes rebelles, des milliers de citoyens ont été privés du droit de voter. Une situation qui pourrait jeter un discrédit sur l’issu du scrutin. Pour Thierry Vircoulon, de l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI) “ces élections sont partielles, non crédibles et ne respectent pas les standards internationaux”.

En attendant les résultats définitifs le 19 janvier 2021, le pire a été évité, selon Henri Wanzet. “Nous sommes à l’heure de la démocratie, on ne prend plus le pouvoir avec les armes, ça c’est le modèle de 2013. On ne prend plus le pouvoir par les armes, le pouvoir c’est par les urnes”, a-t-il déclaré.

Guy Sandy

gsandy@wihianews.com

 

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WIHIA NEWS

Guy-Romain Sandy is a Journalist and blogger. He has been a press editor for WIHIA NEWS, a subsidiary of MEMA GROUP (WIHIA News, CAD Agency, CAD Aid&CAD Publishing) since 2020 Website: www.wihianews.com www.mema-group.com Email: gsandy@wihianews.com contact@wihianews.com

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